Principaux arguments soulevés par le collectif contre les nuisances
de la Distillerie de Saint-Maximin la Sainte-Baume 

Ce document synthétise les principaux arguments relevés par les différents membres du collectif contre les nuisances de la Distillerie de Saint-Maximin la Sainte-Baume. Il ne s’agit pas d’un argumentaire exhaustif, ni commun à tous les membres. Chaque lecteur, chaque membre, chaque riverain, chaque habitant est libre de prendre tout ou partie des thématiques, et même d’en rajouter.

Afin que chaque avis déposé auprès du Commissaire enquêteur soir pris en compte, nous vous invitons à ne pas recopier tels quels les arguments exposés, mais bien de retranscrire/développer avec vos mots ces différentes faits qui vous semblent problématiques.

D’après le règlement de la zone UG (zone d’artisanat, commerce, et industrie), « les installations classées sont autorisées à condition qu’elles n’entraînent pas de nuisances excessives avec le voisinage ». Le dossier d’évaluation environnementale indique que le voisinage immédiat de la zone d’étude est essentiellement industriel, agricole et résidentiel. Il est fait mention de quelques habitations au nord et au sud de l’usine avec « Aucune habitation à 35 m du projet ».

=> Etude du voisinage n’est pas correct, dans la mesure où la quasi-totalité du pourtour de l’usine est résidentielle. Des habitations sont contigües au projet. De nombreux quartiers (plusieurs centaines voire milliers de familles) seront concernés en fonction de l’orientation des vents (quartier de l’Enclos/Seillons au nord, Quartier de Barcelone à l’ouest, Centre ville au sud, Chemin du Moulin/Auvière à l’Est).

Différents types de nuisances

Nuisances olfactives 

          Odeurs permanentes 

        – Stockage pendant toute l’année de marc de raisin (odeur de fermentation plus ou moins intense en fonction des vents) ;

        – Fumées permanentes (gaz XXX) : usine en activité 24h/24 et 7j/7 ;

          Odeurs ponctuelles lors de dégazage de méthanol pour limiter les accidents ou lors d’explosions accidentelles. Plusieurs accidents ont déjà eu lieu sur l’ancienne usine dans les 20 dernières années ;

N.B. : l’avis de l’Autorité Environnementale précise que « les quelques maisons voisines représentent l’enjeu sensible vis-à-vis des nuisances olfactives ».

Nuisances parasitaires (mouches)

          Développement de grandes quantités de mouches dans un rayon de plusieurs centaines de mètres autour de l’usine, dégradant le cadre de vie des riverains (impossibilité de manger dehors). De nombreuses infestations ont eu lieu durant les 20 dernières années ;

          Développement de souches résistantes aux produits chimiques (insensible aux traitements standards, prolifération non contrôlable).

Nuisances visuelles et paysagères

          Augmentation de la visibilité de l’usine actuelle (maintien des installations et création de nouvelles installations) ;

          Présence d’une torchère (flamme brûlant certains gaz, plus ou moins visible) et d’un dégagement de fumée permanent 24h/24 et 7j/7 ;

Nuisances sonores permanentes

          Travaux pendant 11 mois ;

          10 à 20 camions par jour (nuit comprise) ;

          Exploitation de l’usine 7 jours/7, 24h/24 ;

          Limite maximale autorisée 70dB en journée (équivalent au bruit d’une salle de classe bruyante), et 60 dB la nuit (équivalent au bruit d’un marché animé) ;

 Nuisances sécuritaires

          Augmentation de la fréquentation des poids lourds (réception de 100 tonnes d’effluents par jour et jusqu’à 200 tonnes / jour en période de vendange );

          Augmentation du risque de collision en entrée et sortie d’usine au niveau de la route départementale D560 ;

          Risque d’explosion (produits et gaz inflammables).

Nuisances environnementales

          Rejet de gaz dans l’atmosphère 24h/24 et 7j/7, notamment de gaz à effet de serre (XXX) ;

          Rejets d’effluents dans le ruisseau des fontaines, puis la Meyronne, un affluent du fleuve Argens ;

          Dégagement de gaz à effet de serre (Méthane, Dioxyde de carbone) ;

          Risque de pollution des nappes phréatiques voire zone de captage ;

          Effets cumulatifs des rejets (rejets de la station d’épuration déversés dans la Meyronne) ;

          Dégradation d’un site Natura 2000 : Zone Spéciale de Conservation « Val d’Argens » (FR9301626). Absence d’Evaluation Appropriée des Incidences sérieuse (non conforme au droit européen) ;

          Destruction d’espèces protégées : absence d’étude écologique sur site (uniquement étude bibliographique). Non prise en compte des espèces protégées présentes localement (Hérisson, Crapaud, Lézard,…) (projet non conforme au droit français) ;

          Augmentation de la pollution dûe au transport par camion venant du Var (plus d’une centaine de caves de vinification), mais aussi des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse ;

          Création de 225 tonnes de boues par an à 16 % de siccité ;

          Risque de déversement d’effluent, de soude, de boue et de floculant ;

N.B. : L’autorité environnementale (organisme en charge de donner un avis sur les aspects environnementaux) a rendu un avis tacite (par absence d’avis), malgré le projet d’ICPE et les fortes nuisances encourues par les riverains.

Nuisances sanitaires

          Utilisation de produits chimiques notables (hydrogène sulfuré) ou inflammables (propane) ;

          Utilisation de produits cancérigènes (XXX) ;

          Rejets permanents de gaz

          Risque d’incommodation, de contamination ou de cancer ;

Nuisances en termes d’image

          Dépréciation foncière du secteur nord Saint-Maximin ;

          Dégradation de l’attractivité de Saint-Maximin ;

          Impact sur l’image de la Basilique ;

          Impact sur l’image du PNR de la Sainte-Baume.

N.B. : En raison des nombreuses plaintes émises par le passé, l’avis du conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (CODERST) aurait dû être requis. Pour l’instant, le CODERST ne sera sollicité qu’en fonction des réactions recueillies lors de l’enquête publique,

Pas d’intérêt économique : très peu d’emplois créés. (en fait, 1 seul)

Existence d’autres alternatives pour gérer le marc de raisin (compostage, épandage,…)

Au regard de l’augmentation des déchets (notamment du marc de raisin) et de la fermeture des usines, il est fort probable que les cadences du nouveau projet de distillerie augmenteront à moyen ou long terme, si les saint-maximinois acceptent la reprise de cette usine, en augmentant par la même occasion l’ensemble des nuisances décrites ci-avant.

=> Cette accumulation de nuisances est notable, dommageable et excessive sur les populations humaines et sur l’environnement, et nuira fortement au cadre de vie des riverains, des saint-maximinois voire des varois.